Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 3.djvu/13

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 7 cela et riait seule1nent de ta résolution. Nous i sommes convenus qu'il t’en relerait une plus se- rieuse et plus publiable. Tu es une tres belle ` Femme mais meilleur poete encore, crois-moi. le saurais ou en aller trouver qui aient la taille plus mince, mais je n’en connaispas cl'un esprit plus — haut quand toutefois le ..., que j’aime entre pa— . I rentheses, ne le fait pas décheoir. Tu vas te`revol— l ter, je le sai_s bien; mais ie te coniure de réfléchir et, plus,je tc supplie de suivre mon avis. Si tu avais tou'ours eu un homme aussi sage _ que moi pour [tel conseiller, bien cles choses fâ- · cheuses ne te seraient pas arrivées. Comme artiste ` et comme femme, je ne trouve pas cette publica- tion digne. ' ' . ` Le public ne doit rien savoir de nous. Qu’il ne s’amuse pas de nos yeux, de nos cheveux, de nos amours. (Combien d’imbéciles accueilleront ces ` vers d’un gros rire!) Cest assez de notre cœur . ue nous lui délayons dans llencre sans qu’il s’en doute. Les prostitutions personnelles en art me - t révoltent, et Apollon est juste : il rend presque ·touiours ce genre diinspiration languissante; ciest du commun. (Dans la pièce de Bouilhet il n’y a pas un trait neuf`; on y sent, en dessous, une patte ï habile; voilà tout.) Console-toi donc et attends une autre piece où V tu seras chantée mieux de toute Façon et cl’une maniere plus durable. Cest une aH`aire convenue, n’est¢ce pas ? · Si quelqu’un (outrage la—dessus, comment re- pondre'? ll faut pour ces genres dîapothéoses une · · œuvre bars ligne. Alors ça dure, fût-ce adresse a _ des crétins ou à des bossus. Sais-tu ce qui te ‘ _

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