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1 0 CORRESPONDANCE Comme l’histoire de Babinetlll m’a amusé! Que je te remercie de me l’avoir envoyée! A propos de Babinet il me vient des idees sur son compte. On ne prête pas (dans les idées du monde et il fau: songer qu’il n’y a que nous qui ne les ayons pas, les idées du monde), d’ordi- naire dis-'e, on ne prête pas ai une Femme le Musée secret de Alaples, c’est-a-dire un album lubrique, pour des prunes. Cela fait entre le prêteur et l’em- prunteuse un compromis (pardon, je ne voulais · pas faire de calembour, c’est un terme de droit). . On a un petit secret qui vous lie, et concernant l’article, qui pis est. Donc ne t’etonne pas si Ba- binet, un de ces jours, fait quelque tentative.Tout l’lnstitut viendra s’agenouiller sur ton tapis, c’est écrit. C’est, du reste, une belle liaison d’idees qu’il a eue. ll cherchait l’Ane d'0r. « le ne le trouve pas, s'est-il dit; voyons, qu’est-ce que je lui ap- porterais bien? De l’antique et du sale, tout en- semble. Ah! le Musée secret. » Et il l’a mis dans sa poche. · ‘ Le Capitaine (2) est un farceur. Un homme ' comme lui ne s’ébouriH`e pas de deux ou trois mots grossiers que ïaurai pu dire. ll a voulu cau- ser et voir ta mine. La lettre de Madame Didierlgl m’a assez amuse! Ce fragment de pamphlet qu’elle cite a peut-être raison. Nous avons peut-être besoin des barbares. W Ph sicien et astronome français, membre de l’lnstitut. Mêle au mond; littéraire, `il fré uentait beaucoup chez Louise Colct, _ qui lui dédia son poème dat Mcrituro. ‘ 0*) D’A1Bentigr1y. Voir Correspondance, II, lettre n° 306. _ (3) M"' iclier tenait sous le Second Empire un salon litté- raire où se renconraient les écrivains et orateurs de l’époque.