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DE GUSTAVE FLAUBERT. i 9 i ser. A la grâce de Dieu! Je n'_y comprends plus rien l Cela se finira quand cela voudra, dussé-je mourir dessus d’ennui et d’impatience, ce qui m’arriverait peut-être, sans la rage qui me soutient. ~ D,ICI la, j’1ra1 te voir tous les deux mois, comme 'e te l’ai romis. ' J Enfin,P_pauvre cbère Louise, veux-tu que je _ t’ouvre le fond de ma pensée, ou plutôt que j’ouvre le fond de ton cœur? Je crois que ton . amour cbancelle. Les mécontentements, les soul`- frances que je te donne n’ont point d’autre cause, car tel je suis, tel j’ai été toujoursl Mais mainte- nant, tu m’aperç0z`s mieux, et tu me juges raisonna- blement, peut—être. Je n’en sais rien. Cependant, ' quand on aime completement, on aime ce que · j llon aime tel qu’il est, avec ses défauts et ses monstruosités; on adore jusqu’à la gale,- on chérit ` , la bosse, et _l’on aspire avec délices lhaleine qqi vous em oisonne. ll en est de même au mora . Or je sulis difforme, infâme, égoïste, etc. Sais-tu qu’on finira par me rendre insupportable d'or- gueil, a toujours me blâmer comme on le fait? Je crois quîil n’_y a pas un mortel sur la terre · qui soit moins approuve que moi, mais je ne.cl1an— . gerar pas. Je ne me reformerai pas. J’a1 déja tant gratté, corrigé, annihilé ou bâi lonné de choses en moi que j’en suis las. Tout a un terme, et je · me trouve assez grand garçon maintenant pour me _ considérer comme éduqué. II faut songer a autre ` chose. J'étais né avec. tous les vices. J’en ai su - primé radicalement plusieurs, et je n’ai donné atijx autres qu'une pâture légère. Les martyres que N j’ai subis dans ce manège psychologique, Dieu seul les sait, mais actuellement j'y renonce. Cest-