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IO - CORRESPONDANCE le chemin de la mort, et ie veux vivre encore pendant trois ou uatre livres; ainsi je suis cris- tallisé, immobile. Elu m'appelles ranit. Mes sen- timents sont de granit. Et si fai le cœur dur, il _ est solide au moins, et n'enf`once sous rien. Les abandons et les injustices n’altèrent pas ce qui est gravé dessus. Tout y reste et ta pensée,, quoi que tu fasses et que je fasse, ne s’en effacera pas. Adieu , un long baiser sur ton front que j'aimel A toi. Ton G. ` 454. À LA , Entièrement inédite. Dimanche soir. Je suis très peiné. Je te fais des excuses, et des _ plus sincères, puisque tu as trouvé ce que je te disais de la Servante acerbe et injurieux. Mon in- tention a été tout autre. Il est vrai (comme tu _ me l’écris) que j'étais, dans ce travail, irrité. ll m’avait considérablement agacé les nerfs et tu ` peux tc convaincre toi-même que fai travaillé au microscope. Ce qui m’_y a révolté c’est de voir gaspiller tant de dons du ciel par un tel parti pris de morale. Crois bien que je ne suis nullement insensible aux malheurs des classes pauvres, etc., mais il n’_y a pas, en littérature, de bonnes intentions. Le style est tout et je me plains de ce que, dans la Ser- vante, tu 'n'as pas exprimé tes idées par des faits ou des tableaux. II f`aut avant tout, dans une nar- ration, être dramatique, toujours peindre ou . émouvoir, et jamais déclamer. Or le poète; dans