Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 4.djvu/30

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_ 24 CORRESPONDANCE vie, au coin de mon feu, à me meubler des ` palais, et à rêverdes livrées, pour quand i'aura.i , , un million de rentes! .l e me suis vu aux pieds des cothurnes, sur lesquels Ail y avait des étoiles de diamantl .l'ai entendu hennir, sous des perrons imaginaires, des attelages qui feraient crever l’An- gleterre de jalousie. Quels festins! Quel service de table! Comme c`était servi et bonl Les fruits des pays de toute la terre débordaient dans des cor- beilles faites de leurs feuillesl On servait les huîtres avec- le varech et il y avait, tout autour de la salle a manger, un espalier de iasmins en fleurs où s’ébattaient des bengalis. Oh! les tours d’ivoirel Montons-y donc par le · . rêve, puisque les clous de nos bottes nous re- tiennent ici-basl · _ ' Je n’ai jamais vu dans ma vie rien de luxueux, si ce n’est en Orient. On trouve la des gens cou- verts de poux et de haillons, et qui ont au bras des bracelets d’or. Voilà des gens pour qui le Beau est plus utile que le Bon. Ils se couvrent ` avec de la couleur et non avec de l'étoffe. lls ont plus besoin de fumer que de manger. Belle pre- dominance de l’iclée, quoi qu’on en dise. Allons, adieu, il est bien tard, je t’embrasse; ai toiÀ , C ‘ 457. À LA MÉME. V · [Croisset] Dimanche soir [ig février xS54.]. V V Je m’attendais a avoir ce matin une lettre de toi · qui me conterait l’importante visite du Philosophe, et fai été fort désappointé. Mais je réfléchis main-

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