Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/12

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6 coRR1ss1>oNnANcE et que vous en souffrez comme d’une trahison. Vous seriez bien bonne de me donner là-dessus de plus longs éclaircissements; je voudrais ap- prendre que vous vous êtes trompée. Car enfin, s’il n’écrit dans Le Temps que des articles purement littéraires, le mal est léger. Mais, encore une fois, ce qui me déplaît et ce que je ne lui pardonne pas, c'est de vous affligerl Vous, vous Princesse! qui avez été, pour lui particulièrement, plus que bonne, dévouée, et puis quand méme : du moment qu’on vous conviait... Malgré ma résolution vertueuse de ne pas re- venir à Paris avant la fin de mars, je me promets d’aller vous faire une petite visite le mois pro- chain. ` Je me mets à vos pieds, Princesse, je vous baise _ les mains et suis tout à vous, entierement. ioig. A oizonoiz SAND. Croissct, mardi 2 février 1869. MA CHÈRE MAITRE, · Vous voyez envotre vieux troubadour un homme éreinté. .l'ai passé huit jours à Paris, à la recherche de renseignements, assommants (sept à neuf` heures de fiacre tous les jours, ce qui est un joli moyen de faire fortune avec la littérature. Enfin I) Je viens de relire mon plan. Tout ce que j’ai encore à écrire m’épouvante, ou plutôt m'éc0eure à vomir. ll en est toujours ainsi, quand je me remets au travail. C’est alors que je m’ennuie, que

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