Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/29

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 23 pauvre Bouilhet, qui est à Vichy, me donne des ` inquiétudes sérieuses. Dans une quinzaine de jours on saura à quoi s’en tenir, mais présente- ment je suis tres tourmenté. ll paraît avoir une albuminurie. Cest une maladie dont on ne guérit as. . . P Mon roman est Ià dans sa boîte et je nïy pense pas plus que s’il n’eXistait point. Je le reprendrai dans six semaines pour y faire les dernieres cor- rections, et puis vogue la galère I Le souvenir des lectures que fai Faites chez , vous, Princesse, me restera comme une des meil- leures choses de ma vie. Vous ne sauriez croire à quel point était chatouillée « l’orgueilleuse iai- blesse de mon cœur » ainsi qu’eût dit le grand Racine. .l'ai repris une vieille tocguade, un livre que fai déja ecrit deux fois et que je veux refaire et neuf (1). C'est une extravagance complete, mais qui m'amuse. Aussi "suis-je perdu maintenant dans les Pères de l’Église, comme si je me destinais à être rêtre! Qîelle chaleur I .l’espère qu’elle ne vous incom- mode pas? J e vous vois d'ici, a l’oml>re, sous vos beaux arbres. Je voudrais y être près de vous, pour vous haiser les mains, Princesse, et vous répéter que je suis U ‘ entièrement vôtre. (1) La Tentation Je saint Antoine. .

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