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DE cUsTAVE FLAUBERT. 29 arrivée ici que ce matin. N’est-ce pas Drontheim qui est le point le plus éloigné de votre voyage? Prends-tu beaucoup de croquis et de notes? Cela est dur, en route, mais on est si content, ensuite,. que je t’engage a avoir cette énergie. Lîagitation politique de Paris est completement ` calmée. L’empereur a eu sur les boulevards une véritable « ovation », comme on dit dans les journaux. Ce qui a mis tin à ces manifestations, c’est que les bourgeois se sont rangés du côté des agents de police et tombaient à coups de canne sur les braillards. Monseigneur a dû revenir V aujourd’hui de Paris ou `il a été lire à Chilly ll) son Aïssé. Sa piece passera a la fin de janvier, après celle de George Sand. Je l’ai trouvé, il y a huit jours, malingre et triste. , , La mère Séréville dévisse son billard et les Cen- sier se sont établis dans sa maison de campagne, à Beautot. Il y a eu l’été dernier querelle de voi-_ sins entre le père Séréville et mon ami Bataille. De là, calomnies dudit Séréville à l'endroit de Bataille, qu’il a taché de faire passer pour ruiné, pour vouloir vendre son castel, etc. l’ai été hier, a Rouen, acheter un tapis turc à ta bonne maman. Ainsi tu verras dans sa chambre un tapis neuf, et dans le salon des rideaux neufs. .l’ai repris mes vieilles notes de Saint Antoine, car je rêvasse une refonte générale de cette ancienne toquade. le lis des bouquins ecclésias- . tiques, et je viens de finir le SaintPaul de Renan, paru il y a quatre ou cinq jours. f Personne ne se doute de votre futur établisse- (1) Directeur de l’Odéon. . i _