Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/99

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DE GUs'rAvE FLAUBERT. 93 fait chez toi avec d’Osmoy, je n’aie pas trouvé ses oreilles ni son moral en aussi bon état que mercredi dernier (1). Cela tenait peut-être a ce qu’elle nous avait attendus trop longtemps pour dîner. En efiet, ton brave homme d’oncle est accable d’afï`aires à en perdre la boule. Non seulement 1° mon livre va paraître, mais 2° il est question de jouer Aïssë prochainement (il n’y a rien encore de positif'); 30110115 travaillons toujours la Féerie; 4.° nous intriguons souverai- nement pour la faire recevoir, et 5° j’ai eu et j'ai encore une autre histoire (qui ne me regarde pas) et que je te conterai dans le silence du cabinet. r É Des fragments de (Education sentimentale paraî- tront demain dans une trentaine de journaux. La semaine est mal choisie à cause de la politique, qui change d'aspect cependant, car Rochefort est complètement demonetisé et il pourrait bien ne pas être nomme; l'opposition est en baisse dans l’opinion publique. Tu ne m’as pas l'air de Faire un voyage bien pittoresque, et il me semble que, sans ta com~ pagne, tu t’ennuierais. Ta bonne maman a dû aller chez Racaut pour obtenir qu'il envoie des ouvriers. Rien, mais absolument rien n'est fait chez vous : il faudrait (œil du maître et le maître devra même faire les gros yeux. .l’ai reçu une lettre de Mm Sandeau qui s’in- Forme beaucoup de toi. (1) Mme Flaubert s’etait installée chez sa petite—fille, 77, rue de Clichy. A