Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 7.djvu/269

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DE oUs·rAvE FLAUBERT. 263 Mes fenêtres donnent sur une place au dela de laquelle se trouve le bassin. Les fortifications du Vieux Concarneau (un mur crénelé avec deux tours et un pont—levis) s’étendent par derrière. Je vois tout le quai en enfilade, et les petits bateaux qui pêchent la sardine. Tantôt, j'ai passé une heure a les regarder rentrer, puis j’ai fait un somme sur mon lit. Le réveil n’est jamais gai. Quand la réa- lité me reprend, quel pincement! Pennetier nous a quittés avant-hier et je reste seul avec le bon Pouchet que j'envie profondé- ment. Comme il est d’aplombI Moi, je me sens déraciné et roulant au hasard comme une algue morte. Mais je veux me forcer à. écrire Saint Julien. Je ferai cela comme un pensum, pour voir ce qui en résultera. “ Le séjour de Concarneau a pour moi deux inconvénients : l’odeur de la sardine qui vous empoisonne, et la toux, le graillonnement horrible d’un voisin qui habite une chambre près de la mienne. Quant à ma santé physique, elle est trés bonne. ll va être bientôt 4. heures. J'attends la poste pour continuer mon épître. 5 heures. Ta lettre de jeudi m’arrive à l'instant .... Pauvre loulou, tu m’as l’air bien dolente et fatiguée'? C’est le résultat de la jolie vie que nous avons menée depuis cinq mois! Tu as raison, je crois que tu seras moins triste a Paris. Mais comment va se passer l’hiver ? Problème. Que dis-tu d’un M. Spoll, qui me croit pro-

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