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DE oUsTAvE FLAUBERT. 283 .l’ecris maintenant une petite niaiserie, dont la mère pourra permettre la lecture a sa fille; Le tout aura une trentaine de pages. .l°en ai encore pour deux mois. Telle est ma verve. Je vous l’enverrai dès qu'elle sera parue (pas la verve,. l’l1istoriette). 1565. A LA MÉME. Dimanche soir [6 février i876]. Vous devez, chère maître, me traiter intérieure- ment de« sacre cochon », car je n’ai pas répondu à. votre dernière lettre, et je ne vous ai rien dit de vos deux volumes, sans compter que, ce ma- tin, j'en reçois de vous un troisième. Mais j’ai été depuis quinze jours entièrement pris par mon petit conte qui sera fini bientôt. .l’ai eu plusieurs courses à faire, differentes lectures a expédier et, cbose plus sérieuse que tout cela, la santé de ma pauvre nièce m'inquiète extrêmement, et par moments me trouble tellement la cervelle que je ne sais plus ce que ie fais. Vous voyez que j’en V avale de rudes! Cette jeune femme est anemique au dernier point. Elle dépérit. Elle a été obligée de quitter la peinture qui est sa seule distraction. ' Tous les fortifiants ordinaires n’y font rien. De- puis trois iours, par les ordres d'un autre méde- cin qui me semble plus docte que les autres, elle s’est mise à l'l1ydrotl1érapie. Reussira-t-il a la faire _ digérer et dormir? a fortifier tout son étre? Votre pauvre Crucbard s’amuse de moins en moins dans l’existence et en a même trop, infini-