Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 7.djvu/339

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Afin de continuer mes relations avec Lapierre, je ne lis pas le Nouvelliste. Jamais de la vie aucun journal ne m’a rendu le plus petit service. On n’a pas reçu les romans que j'y recommandais, ni insère la moindre des reclames sollicitées pour des amis, et les articles qui m’etaient favorables ont passé malgré la direction des dites feuilles. Entre ces messieurs et moi, il y a une antipathie de race profonde. Ils ne le savent pas; moi je le sens bien. En voilà assez sur ces misérables.

Ah! la bêtise humaine vous exaspère ! et elle vous barre jusqu`à l’Ocean ! Mais que diriez-vous, jeune homme, si vous aviez mon âge?

Dans huit ou dix jours j’aurai fini mon perroquet. Je suis impatient de vous le lire. Tâchez de venir à Croisset avant le commencement de septembre. Vous y coucherez (j’ai cinq lits à votre disposition !) Il se pourrait que je m’absentasse dès les derniers jours d’août. Dans ce cas-là je vous préviendrais.

Embrassez votre chère maman pour moi, et qu’elle vous le rende.

Votre vieux.


1601. A SA NIÈCE CAROLINE.

[Cuisset, Jeudi 3 heures, 3 août 1876].

Si le second facteur n’apporte pas tout à l’heure une lettre de ma pauvre fille, celle-ci partira tout de même, car tu serais longtemps sans nouvelles de Vieux, qui n’a pourtant rien à te dire.

Je suis bien curieux de savoir comment le

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