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34. COÉRESPONDANCE 1991. A Gizonczs CHARPENTIER. ' Dimanche 2 mai [1880]. Comme le Rédacteur en chef me paraît devenu gâteux, je m'adresse à lîEditeur. Leur numéro d'hier est le comble! Une scène, àson milieu, arrêtée net par un. article de sport, me paraît une drôle de façon de respecter la littérature! Si vos abonnés préfèrent à mon œuvre la vue d’une grille, ou celle du Pont-Neuf (comme actualité), ou des portraits de botte, ils n'avaient que faire de ma prose. Enfin, je regarde cette publication comme une cochonnerie que vous m’avez faite, à moi, ce qui n'est pas bien de la part d'un ami. Je m°étais fié à vous deux. Vous m'avez trompé, voila tout. Je n’ai pas voulu vous en parler quand vous _êtes venu à Paques, pour ne point gâter « cette petite fête de famille » 1 Mais la chose me reste sur le cœur. De toutes les avanies que j’ai endurées pour le Château des Cœurs celle—là est la plus forte. On
rejetait mon manuscrit; on ne chiait pas dessus!
Vous; me paierez cela, mon bon, je ~vous en réviens. P Attendez-vous donc,. la semaine prochaine, a me voir dans des dispositions peu commodes. Puisque j’ai eu la bêtise de consentir à des illus- trations (chose anti-littéraire), il faut maintenant les recommencer pour le volume, pas une n’ayant ·À de rapport avec le texte. C’est donc une autre publication a faire, et il faut s’y mettre tout de suite, pour qu’elle précède mon roman. Pensez-y.