Page:Flaubert - Théâtre éd. Conard.djvu/13

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LE CANDIDAT. 9 MUREL. De la morale, maintenant! GRUCHET. Dame, écoutez donc, chevaux de selle et de ca- briolet, chasses, pique-niques, est—ce que je sais, moi! Que diable! quand on est simplement le représentant d’une compagnie, on ne vit pas comme si on avait la ca1sse dans sa poche. MUREL. Eh! mon Dieu, je payerai tout! GRUCHET. En attendant, puisque vous étes géné, pourquoi n’empruntez-vous pas a Rousselin? MUREL. Impossible! GRUCHET. Vous m’avez bien emprunté a moi, et je suis moins riche. MUREL. Ohl lui! c'est autre chose! GRUCHET. Comment, autre chose? un homme si généreux, serviable! Vous avez un intérét, mon gaillard, a ne pas vous déprécier dans la maison. MUREL. Pourquoi? GRUCHET. Vous f`aites la cour at la jeune fille, espérant qu”un bon mariage...


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