Page:Floupette - Les Déliquescences, 1885.djvu/34

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.


ne lui manquait, je crois, que ce ridicule. Mon Dieu, comment peut-on être amoureux, et de sa cousine encore ? Y a-t-il au monde, je vous le demande, quelque chose de plus plat, de plus misérable, de plus répugnant, de plus écœurant que l’amour ? Pour y trouver quelque piment, il faudrait imaginer des complications invraisemblables. L’inceste est coquet, mais rien de plus. Il faudrait qu’en aimant on pût se sentir irrémissiblement damné. Ce serait alors une sensation rare et exquise. »

« Luther était bienheureux, interrompit le jeune Flambergeot, il était le mari d’une religieuse. Je voudrais être l’Antéchrist. »

« Et encore, qu’importe, dit, en s’étendant sur le divan, un très jeune homme de la physionomie la plus fine et la plus intéressante, qui jusqu’alors avait gardé le silence, qu’importe ? À quoi bon ? Tout n’est-il pas vain ? Les contemplations, les extases ont à tout jamais remplacé pour