Page:Floupette - Les Déliquescences, 1885.djvu/56

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PLATONISME


La chair de la Femme, argile Extatique,
Nos doigts polluants la vont-ils toucher ?
Non, non, le Désir n’ose effaroucher
La Vierge Dormante au fond du Triptyque.

La chair de la Femme est comme un Cantique
Qui s’enroule autour d’un divin clocher,
C’est comme un bouton de fleur de pêcher
Éclos au Jardin de la nuit Mystique.

Combien je vous plains, mâles épaissis,
Rongés d’Hébétude et bleus de soucis,
Dont l’âme se vautre en de viles proses !

Ô sommeil de la Belle au bois Dormant,
Je veux t’adorer dans la Paix des roses,
Mon angelot d’or, angéliquement.