Page:Fougeroux de Campigneulles - Histoire des duels anciens et modernes, 1835.djvu/7

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entre la presse périodique et une monarchie de quatorze siècles. Les chances semblaient encore se balancer ; mais le résultat définitif était déjà facile à prévoir, et en vous l’annonçant, je fus prophète, comme tant de monde pouvait l’être alors.

Il se passe encore quelque chose d’analogue aujourd’hui ; mais ce nest plus seulement en figure que le duel se montre sur notre scène politique, c’est en toute réalité ; c’est ce duel du moyen âge que vous avez si bien esquissé dans nos localités, c’est la Force érigée en système et reconnue pour arbitre du droit en politique, comme elle l’était aux temps de la barbarie dans les procès. François 1.er dans son fameux cartel à Charles-Quint, a-dit que le combat était la fin de toutes les écritures. Aujourd’hui il semble l’être aussi de tous les discours.

Il y a deux ans, à la date où je vous écris cette lettre, à-peu-près à pareil jour, le duel faillit s’organiser à Paris sur une très grande échelle. Il ne s’agissait de rien moins que d’un combat général entre tous les journalistes de la capitale. Un mouvement progressif, imprimé en arrière, nous avait fait revenir aux combats des Sept, des Douze, des Trente, des Cent contre Cent… Il ne manquait plus dans la lice que les Barbazan et les Beaumanoir. Une nouvelle soif de sang semblait se ralluner. Mais si la partie s’était faite, tout celui des