Page:Gautier - En Chine, Les arts graphiques, 1911.djvu/13

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roue, le trône qu’on voit sur le dos de l’énorme animal est, comme le prince, un ruisselement de dorure ! L’image coloriée peut seule le dire à elle seule elle est un conte féerique et voilà une façon gaie d’apprendre aux bambims ce qu’est un maharadja et dans quelles somptuosités il parade parfois, sous un parasol d’or, et sur un éléphant recouvert d’or flamboyant et de pierreries rutilantes.

Le texte des deux volumes sur la Chine et le Japon a été demandé à Madame Judith Gautier. Personne ne pouvait mieux qu’elle parler de cette Chine" qui a inventé tout ou presque tout, à une époque des plus reculées. Il y a quatre mille ans les chinois se servaient déj à de boussoles. Bien des siècles avant Gutenberg, ils avaient inventé l’imprimerie, ils gravaient des livres qu’ils tiraient en nombre illimité. Ils ont inventé la soie, il y a 4500 ans. Ils ont même inventé la poudre il y a neuf siècles, ils eri emplirent des globes de fer qu’ils lancaient à l’aide de tubes c’était presque des obus.

Madame Judith Gautier nous parlera des mœurs, des usages, de la poésie de ce pays où une justice extraordinaire, qui paraît se complaire à inventer les supplices les plus hideux, permet aux criminels leà plus redoutables, lorsqu’ils sont condamnés à mort, de s’acheter un remplaçant parmi les citoyens pauvres et honnêtes.

Dans le volume sur la Chine, je vous signale la