Page:Gouges - L esclavage des noirs (1792).djvu/48

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devoir, ta ſeule douceur me rameneroit à tes pieds , & tes grandes vertus me rendroient encore plus amoureux de tes charmes.


Mme DE SAINT-FRÉMONT.

Mais tu me caches un ſecret ennui. Avoue-le moi. Tes ſoupirs étouffés me le font ſoupçonner. La France te fut chère ; c’eſt ta Patrie… Peut-être une inclination…


M. DE SAINT-FRÉMONT.

Arrête, arrête, chère épouſe, & ne viens point t’ouvrir une plaie qui s’étoit fermée auprès de toi. Je crains de t’affliger.


Mme DE SAINT-FRÉMONT.

Si je te fus chère, il faut m’en donner uns preuve.


M. DE SAINT-FRÉMONT.

Laquelle exiges-tu ?


Mme DE SAINT-FRÉMONT.

Celle de révéler les cauſes de ton affliction.


M. DE SAINT-FRÉMONT.

Tu le veux ?


Mme DE SAINT-FRÉMONT.

Je l’exige ; fais-toi pardonner, par cette complaiſance, ce ſecret que tu m’as gardé long-tems.