Page:Gouges - L esclavage des noirs (1792).djvu/69

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nous aime ; profitons de ſes conſeils. Cours avec moi, cher Zamor ; ne crains point de revenir habiter dans le fond des forêts. À peine tu te rappelles nos loix, & bientôt ta chère Mirza t’en retracera la douce image.

ZAMOR.

Eh bien ! je cède. Ce n’eſt que pour toi que je chéris la vie. (embraſſe Valère,) Adieu, le plus généreux des hommes !

MIRZA.

Hélas ! il faut donc que je vous quitte ſans avoir le bonheur de me jeter aux pieds de votre épouſe !

VALÈRE.

Elle partagera vos regrets, n’en doutez point ; mais fuyez des lieux trop funeſtes.

SCÈNE IV

LES PRÉCÉDENTS, SOPHIE, ESCLAVES.


SOPHIE,
ſe précipitant dans les bras de Valère.

AH ! mon ami, remercions le Ciel : ces victimes ne périront point. Madame de Saint-Frémont m’a promis leur grâce.

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