Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/56

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


[TEXTE COPTE]


il m’a ressuscité. Il n’est pas possible que rien de charnel ne me touche jusqu’à ce que j’aille au ciel.

« Ce corps est cependant celui avec lequel j’ai passé neuf mois dans ton sein… Sache ces choses, ô ma mère. Cette chair est celle que j’ai reçue en toi. Celle-là est celle qui a reposé dans mon tombeau. Celle-là est aussi celle qui est ressuscitée aujourd’hui, celle qui se tient debout devant toi. Fixe tes regards sur mes mains et mes pieds. Ô Marie, ma mère, sache que c’est moi que tu as nourri. Ne doute pas, ô ma mère, que je ne sois ton fils. C’est moi qui t’ai laissée aux mains de Jean au moment où j’étais monté sur la croix.

« Maintenant donc, ô ma mère, hâte-toi d’avertir mes frères et de leur dire… Selon ces paroles que je vous ai dites, allez en Galilée : vous me verrez. Hâtez-vous, car il ne m’est pas possible de ne pas aller au ciel vers mon Père, pour ne plus vous rencontrer.

« Ceux qui ont souffert avec moi sur la terre… »


15e FRAGMENT


II appela le second. Il lui dit : « Je sais que tu es un homme véridique