Page:Graffin - Nau - Patrologia orientalis, tome 2, fascicule 2, n°7 - Les Apocryphes Coptes.djvu/62

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[TEXTE COPTE]


parlant en hébreu, bénissant Dieu et rendant témoignage de ce qui est écrit dans la loi et les prophètes au sujet du Christ : de telle sorte que les apôtres admiraient tout ce qu’il disait.

Lui-même donc il saisit sa main qui avait été coupée. Il l’applique en son lieu en disant : « Au nom de celui qu’on a crucifié sur le bois de la croix, de celui que la Vierge Marie a enfanté, ô Jésus-Christ, tu m’écouteras aussi aujourd’hui, tu recevras ma prière et tu feras adhérer mon bras à sa place de nouveau ; car moi, mon Seigneur, je t’ai vu recollant l’oreille du serviteur du grand prêtre que Pierre avait coupée. »

Au moment où la parole cessa dans sa bouche, sa main adhéra comme auparavant.

Pierre lui dit : « Lève-toi, prends des palmes de ce palmier et va à la ville : Tu y trouveras des multitudes d’hommes aveugles ; tu leur diras toutes les choses qui te sont arrivées. Celui qui croira au Christ, mets ces palmes sur ses yeux et il verra ; celui qui ne croira pas en lui ne verra pas.

Lui, le grand prêtre, il trouva une multitude d’aveugles assis, pleurant et disant : « Malheur à nous ! Ce qui est arrivé aux gens de Sodome nous est arrivé. »