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reprenant sa prière. N’es-tu pas l’amour de ceux qui n’ont pas d’amour, la consolation des affligés ?
Qu’elle est belle la mère du sauveur ! Qu’ils sont doux ses longs cheveux blonds épanchés le long de son pâle visage ! Regarde-la ! Regarde-la ! Qu’elle est belle !
soupire. Oh ! Bien belle !
Regarde donc ses cils fins abaissés, qui font sur sa joue les ombres d’un réseau ! … et ses mains plus blanches que les hosties !
Au père on n’ose parler ; l’esprit, on l’ignore ; le fils souffre trop ; mais elle ! …
Oui, elle écoute, attentive et suave. Cet enfant qu’elle berce, c’est le coeur de l’homme tout malade dont elle apaise le chagrin avec le lait des espérances.
la considérant toujours. Oh ! Je sens que je t’adore ! Tu parfumes le ciel, tu embellis l’éternité, c’est pour te voir que je la désire ; assise sur des nuages, les pieds posés sur le croissant de la lune, tu souris à ceux qui t’aiment. Antoine lève les yeux au ciel. La Voix reprend : et tu l’aimes ! Regarde-la donc !