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ll y a là plusieurs inexactitudes. Bien qu’elles ne soient pas importantes au point de vue de leurs conséquences, néanmoins nous croyons devoir les relever

Nous avons vu comment on peut concilier l’assertion de l’ancienne chronique avec le récit de Manrique et faire concourir les dates de 1125 et 1135 dans l’exposé de la transformation de ce monastère et de son entrée dans l’Ordre qu’illustrait saint Bernard. Mais, quant à la charte de fondation concédée par Amédée III, elle est évidemment postérieure à ces deux dates.

En effet, Vivian, l’ami de saint Bernard et le coopérateur de ses desseins, fut abbé d’Hautecombe jusqu’en 1139. Alors seulement Amédée d’Hauterive lui succéda ; il ne put donc recevoir l’acte de fondation avant cette date.

Un auteur de la fin du siècle dernier[1], suivi dans quelques notices plus récentes[2], put éviter ces contradictions, en avançant que Vivian était le successeur et non le prédécesseur d’Amédée d’Hauterive. Les partisans de cette opinion se basent, d’une part, sur la prétendue date de 1125, qui serait apposée à la fin de la charte de donation de la terre de Charaïa, faite par Amédée III, comte de Savoie, à saint Amédée, abbé d’Hautecombe ; et d’autre part, sur la lettre de saint Bernard. relative à Vivian, dont nous avons parlé plus haut[3].

Toute cette divergence d’opinions a été causée par Guichenon. Dans le volume des preuves de l’Histoire de la Maison de Savoie, il a publié l’acte de fondation de

  1. Bessos, Mémoires ecclésiastiques.
  2. Vibert, Notice sur la royale abbaye d’Hautecombe, 1826. — Jacquemoud, Description historique de l’abbaye royale d’Hautecombe, 1843, et plusieurs auteurs d’itinéraires.
  3. Lettre 54e.