Page:Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques.djvu/26

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qui ne m'a point épousée et qui m'abandonne, impure et n'étant plus vierge.

Bergeronnette magique, ramène-le vers ma demeure. — Je verse trois libations, déesse vénérable, et je dis trois fois : Qu'une femme soit couchée avec lui, ou que ce soit un homme, qu'il l'oublie, comme autrefois Thaséa, dans Naios, oublia Ariadna aux belles tresses.

Bergeronnette magique, ramène-le vers ma demeure. — L'hippomane est une plante arcadienne. Elle rend furieuses, par les montagnes, les cavales rapides et les pouliches. Puisse-je voir Delpbis, furieux aussi, entrer dans cette maison, au sortir de la grasse palestre !

Bergeronnette magique, ramène-le vers ma demeure. — Delphis a perdu cette frange de son manteau. Je ta déchire et la jette dans l'âpre feu. Hélas ! barbare Éros, pourquoi, telle qu'une sangsue des marais, as-tu sucé tout mon sang ?

Bergeronnette magique, ramène-le vers ma demeure ! — C'est pour toi que j'écrase ce lézard. Je te porterai demain une amère boisson. Maintenant, Thestyllis, prends le suc de ces berbes, et

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