Page:Jean Chrysostome - Homélie en faveur d’Eutrope, 1889.djvu/6

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C’est maintenant surtout que nous pouvons répéter cette vérité éternelle : Vanité des vanités, tout est vanité. Où sont à cette heure les brillants insignes du consulat ? Où sont les torches étincelantes, et ces acclamations, ces danses, ces festins, ces assemblées de fête ? Où sont les couronnes et les tentures, le bruit de la ville, les triomphes du cirque, les flatteries des spectateurs ? Tout a disparu : un vent terrible a soufflé, il a emporté les feuilles, il nous a fait voir l’arbre dépouillé et ébranlé dans ses racines ; et son choc impétueux, le menaçant de sa ruine, a fait frémir jusqu’à ses dernières fibres.