Page:Jika - La foi et la raison.djvu/119

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VI.


— Dans tes précédentes argumentations, tu as cherché à prouver, avec quelque apparence de vérité, je l’avoue, que la foi et l’illusion ont eu une grande influence sur l’esprit des apôtres, et que les miracles de Jésus ne furent, en somme, qu’un effet de leur imagination et de leur ignorance.

Il est vrai que, sur des esprits simples et naïfs, mais à fortes passions, l’imagination a souvent une influence prépondérante et, constamment préoccupée d’un même objet, elle peut aller jusqu’à faire prendre pour réalités les rêves et les visions qu’elle provoque.

Pourtant, de ce que l’imagination confond l’illusion avec la réalité, il ne s’ensuit pas qu’on doive l’invoquer partout où elle peut se manifester. Que les apôtres aient pris pour un miracle la cure ordinaire d’une maladie, ou le souffle du vent pour le saint-esprit ; qu’ils aient pris une ombre pour une apparition, et un songe pour une vision, c’est admissible.