Page:Jika - La foi et la raison.djvu/59

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III.


— Je ne puis maintenant vérifier l’exactitude de toutes tes citations, ni contrôler la petite histoire que tu as composée. Seulement, il est très étonnant que les fables, les absurdités et les contradictions, sur lesquelles tu es si heureux d’appuyer, nous viennent de ces mêmes hommes qui nous ont laissé de si belles maximes de morale ; car, à moins d’être tout à fait partial, tu ne peux nier que les lois de Moïse et surtout la morale chrétienne ne soient ce qu’il y a de plus parfait.

— D’abord, qu’entends-tu par morale chrétienne ?

— La morale du Christ. Y vois-tu quelque différence ?

— Certainement. Déjà le lendemain de la mort de Jésus, sa morale a été modifiée. Jésus répétait après Moïse : « aime ton prochain comme toi-même, » sans se préoccuper…

— Permets, Jésus seul a prêché d’aimer