Page:Léonard de Vinci - 14 manuscrits.djvu/14

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qu’une relique, même si elle ne porte qu’un compte de blanchisseuse: mais des théorèmes sur le fil de la pierre, le vol de la flèche, le laminage ou encore les déclinaisons et conjugaisons latines, n’offrent vraiment aucun intérêt.

Toutefois, les Textes choisis ne donnent pas le spectacle extraordinaire de ce très puissant cerveau et du grimoire qu’il nous a laissé.

Grimoire est ici le mot propre et précis; la succession des sujets étonne autant que la façon dont ils sont traités.

L’ingénieur et le peintre, le philosophe et l’expérimentateur, le mécanicien et l’anatomiste, l’hydraulicien et le moraliste, le géologue et le poète se juxtaposent pour nous fournir un tableau de la plus étonnante activité mentale qui ait existé

Léonard, présenté méthodiquement par un classement des pensées en catégorie, ne fournil pas une image ressemblante, non plus que la Tour de Babel avant la confusion des langues, ne correspondrait à la peinture biblique. Le caractère de ce grand esprit parait dans la simultanéité des préoccupations les plus diverses.

Connaissez-vous la sagoma ? C’est un outil de maçon, une raclette à mains, à moins qu’on ne le range parmi les truelles ou les engins à égrener : le maître lui a consacré des pages, coupées brusque- ment par une remarque telle que ceci: « C’est aux extrémités des corps que la grâce se révèle » ou bien par « Si tu avais le corps selon la vertu tu n’éprouverais aucun désir en ce monde » Ensuite on bute à la différence entre les arbalétrières qui sont

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