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Tu ris, et je me meurs.
Mais encor, quel remede
Faudroit-il apporter au mal qui vous possede ?
De ce mot de remede en vain tu m’entretiens,
Si par tes prompts efforts bien-tost je ne l’obtiens ;
Tu m’as dit tant de fois : Essayez mon adresse ;
Vostre âge le permet, aymez, faites maistresse.
J’ayme, j’en ay fait une : acheve, et montre moy
Que mon cœur se pouvoit engager sur ta foy.
Je l’ay dit en riant et sans croire vostre ame,
Pour un discours en l’air, susceptible de flame.
Qu’il ait esté promis ou de bon, ou par jeu,
Si tes soins, Parmenon, ne me livrent dans peu
Cette mesme beauté qui captive mon ame,
Je ne vois que la mort pour terminer ma flame.
Depeignez-la moy donc.
Elle est jeune, en bon point.
Celuy qui la menoit ?
Je ne le connois point.
Le nom d’elle ?
Aussi peu.
Son logis ?