Page:Laclos - De l’éducation des femmes, éd. Champion, 1903.djvu/120

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Rapprocher ce passage d’une note de Saint-Beuve sur le goût de la passion dans l’École Romantique.

« Depuis sa plus grande jeunesse, jamais il n’a fait un pas ou dit une parole sans avoir un projet, et jamais il n’eut [1] [un projet qui ne fût malhonnête ou criminel].. Aussi, si Valmont était entraîné par des passions fougeuses ; [si, comme mille autres, il était séduit par les erreurs de son âge, en blâmant sa conduite, je plaindrais sa personne, et j’attendrais, en silence, le temps où un retour heureux lui rendrait l’estime des gens honnêtes]

Mais Valmont n’est pas cela… etc.


Lettre IX.Mme de Volanges à la présidente de Tourvel.


« Cet entier abandon de soi-même, ce délire de la volupté, où le plaisir s’épure par son excès, ces biens de l’amour ne sont pas connus d’elle… Votre présidente croira avoir tout fait pour vous en vous traitant comme son mari, et dans le tête-à-tête conjugal le plus tendre, on est toujours deux. »


Lettre V.La Merteuil à Valmont.


(Source de la sensualité mystique et des sottises amoureuses du 19e siècle.)

« J’aurai cette femme. Je l’enlèverai au mari qui la profane (G. Sand). J’oserai la ravir au Dieu même qu’elle

  1. La citation de Baudelaire s’arrêtait à ce mot. Pour la rendre intelligible nous avons cru bon de la rétablir toute.