Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/29

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Le Reporter se taisait, se contentant d’insinuations goguenardes, dans lesquelles M. Bobby n’était guère ménagé.

Un jour, le Nouvelliste crut triompher.

On avait découvert, dans les bas-fonds de Ménilmontant, une fille anglaise qui avait reconnu la photographie de Coxward. Seulement elle déclarait l’avoir vu à Dieppe, il y avait deux ans de cela, alors qu’en train de plaisir, il était venu passer vingt-quatre heures en France.

La fille avait été arrêtée, cuisinée comme il convient, mais elle ne s’était pas contredite. Jamais depuis deux ans, elle n’avait revu ledit Coxward ni n’avait entendu parler de lui.

D’autres dépositions contribuaient à compliquer l’énigme. Certains attribuaient le nom de Coxward à des personnages du monde sportif, qu’on trouvait parfaitement vivants sous le nom — qui leur appartenait — de Coxwell ou de Coxburn.

Soudain, il y avait quinze jours que cet imbroglio s’enchevêtrait de plus en plus, quand le Reporter parut avec une manchette en caractères énormes, ainsi libellée :