Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/34

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journalistes sont d’infâmes menteurs, et s’il le faut, je leur ferai rentrer leurs impostures dans la gorge.

Il salua, tourna sur ses talons et sortit.

— Cet homme paraît de bonne foi, pensait M. Davaine. Les renseignements fournis sur lui par l’ambassade anglaise sont de tout premier ordre, et pourtant, je dois me l’avouer à moi-même, je ne suis pas tranquille.

En effet, il n’y avait pas à se dissimuler que cette erreur, si elle était prouvée, couvrirait de ridicule non seulement le détective anglais, — ce qui n’avait aucune importance — mais la police française, ce qui était infiniment plus grave, surtout pour M. Davaine dont la position était assez menacée.

Aussi, on comprend avec quelle impatience le chef de la Sûreté attendait le numéro du Reporter ; il avait bien cherché le moyen de se procurer d’avance des épreuves de l’article annoncé : mais l’imprimerie était bien gardée et toutes ses tentatives étaient restées infructueuses. Du reste, tout le Paris des curieux et des badauds était en éveil.

La lutte entre les deux journaux rivaux intéressait, sans que d’ailleurs il y eût sympathie