Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/35

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bien caractérisée pour l’un plutôt que pour l’autre. On aime à voir les gens échanger des horions, sans se soucier de préjuger à qui restera la victoire.

Aussi, à cinq heures moins le quart, il y avait foule sur le boulevard : le temps était très doux et les terrasses des cafés étaient envahies.

Les camelots vendaient un placard intitulé : La vérité sur l’affaire Coxward, que certains naïfs achetaient, croyant y trouver le mot de l’énigme. Or, ce n’était qu’une réclame pour un cirage nouveau.

Enfin, les premiers porteurs du Reporter sortirent de l’imprimerie de la rue du Croissant et, criant la feuille attendue, se ruèrent à travers la foule.

On arrachait les feuilles encore humides des mains de ces gens qui avaient peine à en percevoir le prix. Il est vrai que par compensation certains les soldaient de pièces blanches dont ils ne trouvaient pas loisir de rendre la monnaie.

La manchette était sensationnelle :


COXWARD EST VIVANT