Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/50

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« Encouragé par la fermeté de Suzan — c’est-à-dire de Madame Bobby — je me présentai, en homme sûr de la bonté de sa cause.

« Mais que valent les mérites affirmés d’un homme, en face de la calomnie, et de ce que j’oserais appeler l’inintelligence.

« Il me fut reproché de m’être mêlé, dans un pays ami, de détails qui ne me regardaient pas, d’avoir attiré sur moi et sur l’Angleterre, l’attention malveillante des foules, et — considération qui me fut plus pénible que toute autre — d’avoir rendu la police britannique ridicule et suspecte d’incohérence.

« En vain je m’expliquai. J’exposai les principes qui avaient été mes guides — l’amour de la vérité, le désir d’être utile — en vain je rappelai les enseignements moraux et religieux que je m’étais efforcé de mettre en pratique.

« Évidemment j’étais condamné d’avance. Aucun de mes arguments ne produisit l’effet sur lequel j’étais en droit de compter ; et, finalement, je fus informé que j’étais suspendu de mes fonctions jusqu’à nouvel ordre.

« Il ne me restait qu’à m’incliner, ce qui fut fait.

« En quelques paroles dont j’eus lieu d’être