Page:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu/208

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moi ; d’ailleurs, à celui qui a eu la peine est aussi due la récompense.

Et, en même temps, elle présenta la main à Riwall, avec un doux sourire.

Le mariage fut célébré, avec grande pompe et solennité, et, pendant un mois entier, il y eut de belles fêtes et des jeux et des repas magnifiques.


J’étais la cuisinière,
J’eus une goutte et un morceau,
Un coup de cuillère à pot sur la bouche,
Et depuis, je n’y suis pas retournée ;
Avec cinq cents écus et un cheval bleu,
J’y serais allée voir demain ;
Avec cinq cents écus et un cheval brun,
J’y serais retournée, dans une semaine et un jour [1].




Conté par Francésa Ann Evven, de Pédernec
(Côtes-du-Nord). 1869.


  1. Me oa eno keginerès,
    Em boa eun tamm hag eur bannec’h,
    Eun tol klogè war ma gèno,
    Hag a-baoue n’oun ket bet eno.
    Gant pemp haut skoed hag eur marc’h glaz
    Vijenn et da welet, warc’hoaz,
    Gant pemp kant skoed hag entr mar’h brunn,
    Vijenn êt, warc’hoaz ar penn-sunn.