Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VIII.djvu/202
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- DÉLICAT.
Pour faire le pain… de la bonne farine, et de la vraie…
- MARGOT.
Mais je ne vous reconnais pas… ce n’est pas vous qui, d’ordinaire, venez ici…
- FLAMMÈCHE.
Certainement non, ce n’est pas nous… nous ne sommes fariniers que depuis ce matin…
Ils tombent à la renverse, entraînés tous les deux par le poids de leurs sacs, et se trouvent, après leur chute, assis sur ces sacs.
- BERNADILLE.
Ça se voit !…
- MARGOT.
Et qu’est-ce que vous étiez donc hier ?
- FLAMMÈCHE, se levant.
Nous étions charbonniers, mais ça a fini par ennuyer mon ami… mon ami qui est là…
- BERNADILLE.
Oui, oui… nous voyons bien…
- FLAMMÈCHE, se relevant.
Ça a fini par l’ennuyer d’avoir toujours du noir sur le nez… alors il m’a dit… Qu’est-ce que tu m’as dit ?…
- DÉLICAT, se relevant.
Ce que je t’ai dit ?…
- FLAMMÈCHE.
Oui.
- DÉLICAT, à Margot.
Je lui ai dit quelque chose ?
- MARGOT.
Il paraîtrait…
- DÉLICAT.
Qu’est-ce que je lui ai dit ?…