Page:Nadaud - Chansons, 1870.djvu/218

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Ah ! que le soleil etait beau !
Je veux, je veux fouler la terre,
La terre qui fut mon berceau,
Et qui couvrira ma poussière !

Terre, terre, je te revois !
Salut, ma maison sédentaire,
Gaîté des champs, calme des bois !
Salut, mes sœurs, salut, ma mère !




MON HÉRITAGE.


Mon cher, il faut que tu penses
Au repos de tes vieux jours ;
De l’argent que tu dépenses
Tu te souviendras toujours.
As-tu fait, pour un autre âge,
Quelque placement prudent ?
— Moi ? J’attends un héritage,
Et je chante en l’attendant.

— As-tu donc, en Amérique,
Un vieil oncle invétéré ?…
Une tante apoplectique,
Ou bien un cousin curé ?
—’Non, Je n’ai, pour tout potage,
Que mes frères en Adam ;

Mais j’attends un héritage.
Et je chante en l’attendant.