Page:Ponchon - La Muse au cabaret, 1920.djvu/118

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VIVE L’EAU


Quand il pleut à propos sur la Vigne,
c’est du vin qui tombe.


Je t’ai maudite bien des fois,
Eau du ciel, en mon ignorance ;
N’ayant guère de déférence
Sinon pour le vin que je bois.

Ce soleil qui nous tyrannise,
Certes, fera du vin coté ;
Mais plus nombreux il eût été,
S’il eût plus plu, qu’on se le dise.

Hélas ! cette eau nous fait défaut
Depuis la saison printanière,
Et pourtant, de toute manière,
Il faut de l’eau, si trop n’en faut.