Page:Prével et Tréfeu, La Romance de la rose.djvu/17

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MISSTRESS.

Aoh ! si. Je regrettais son voix.

FRANCISQUE.

M. votre mari chantait bien

MISTRESS

No… il chantait faux…

FRANCISQUE.

Eh bien alors ?

MISTRESS.

Mais il savait une si jolie romance. Oh ! quand on chante à moi ce romance-là… je souis dans un ravissement tout de souite.

FRANCISQUE.

Le culte du souvenir.

MISTRESS.

Yes… Le souvenir de plus entendre mon mari.

FRANCISQUE.

La drôle de petite femme, — mais qu’elle a donc de beaux cheveux !…

JEAN-LOUIS, revenant.

Le v’là dessalé !… Dire que je l’avons tenue là-dedans… sirène, va !…

MISTRESS.

Mossieu, lequel était, if you please, le plus musicien de votre ami ou de vous ?

FRANCISQUE.

Mais c’est Octave… un vrai talent… moi je peins…

MISTRESS.

Et vous êtes bien sûr qu’il était pas marié ?

FRANCISQUE.

Parbleu ! (A part.) Tiens, tiens, tiens… ces questions… et cette romance qu’elle adore !

MISTRESS.

Alors, la petite femme qui était avec vo… il n’était pas à lui ?

FRANCISQUE.

No. — madame. — no…

MISTRESS.

C’était à vo ?

FRANCISQUE.

Hélas ! — Oui, madame, hélas, oui.

MISTRESS.

Aoh ! tant mieux !…