Page:Prével et Tréfeu, La Romance de la rose.djvu/19

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MISTRESS.

Par expérience !… aoh !…

RÉBECCA.
COUPLETS.
I
–––––––Non je ne puis me contraindre
–––––––Que les femmes sont à plaindre,
–––––––En vain vous voudriez feindre,
–––––––Tout homme est fourbe et menteur.
–––––––Les croire est une sottise,
–––––––Faites donc à votre guise
–––––––Mais il faut que je vous dise
–––––––Tout ce que j’ai sur le cœur !
––––––––Vous n’êtes qu’un perfide
––––––––Et mon âme candide
––––––––A trop souffert, hélas !
––––––––Mais aussi je m’apprête
––––––––A n’agir qu’à ma tête
––––––––A la fin c’est trop bête,
––––––Tant pis ! si ça ne vous plaît pas.
II
–––––––Quand la trahison est claire
–––––––Faudrait-il donc pour vous plaire
–––––––Fermer les yeux et se taire,
–––––––Pareil rôle est par trop sot.
–––––––Vos prétextes sont frivoles,
–––––––Toutes vos belles paroles
–––––––Ne sont que des fariboles
–––––––Dont je ne crois pas un mot.
–––––––Allez, vous n’êtes qu’un perfide,
––––––––Mon âme candide, etc.
RÉBECCA.

Enfin, méfiez-vous, je ne vous en dis pas davantage.

MISTRESS.

Aoh ! j’avais pas peur de vous… je souis chez moi. Mary, servez-moi le thé ici… je rentrais pas alors…

JEAN-LOUIS.

N’dérangez point Mary, j’vas vous servir.

Il entre dans le pavillon.

RÉBECCA.

Toi, aussi, méfie-toi… Si je te vois seulement regarder cette femme blonde, tu ne seras pas blanc.