Page:Prével et Tréfeu, La Romance de la rose.djvu/22
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Je vais vous chanter quelque chose de très-tendre. — Le chien du colonel ! (A part.) Une scie d’atelier.
LE CHIEN DU COLONEL.
I
-
- Un colonel avait un chien,
- Un chien qui n’était pas un chien !
- Il le savait peut-être bien,
- Mais son épous’ n’en savait rien !
Imitant des aboiements.
-
- Rrrouah ! ouah ! ouah !
- Mais qu’il fut donc cruel !
- Le gros chien du colonel.
- Mais qu’il fut donc cruel !
- Etc.
II
-
- C’était une chienne, je crois,
- Car un jour qu’ils marchaient tous trois
- Ils fur’nt suivis obstinément
- Par tous les chiens du régiment.
- Rrrouah ! ouah ! ouah !
- Etc.
III
-
- Le colonel fut très-vexé
- Mais quand il voulut les chasser,
- Ce fut le sien qui le mordit.
- Entre les basques d’son habit !
- Rrrouah ! etc.
IV
-
- Bref ! cet homm’ qui, — à cinquante ans,
- N’avait jamais souffert des dents
- Pour la premier’ fois sentit bien
- Qu’ les dents vous font un mal de chien !
- Rrrouah ! etc.
- MISTEESS.
Aôh ! c’était très-joli… mais j’aimais pas du tout… Vous chantez comme il chantait mon mari !…Oh ! … vous comprenez pas le sentimental, et votre ami il chantait si bien le sentimental.
- JEAN-LOUIS, à part.
Ah ! elle aime el’ sentimental ? — Oh ! quelle idée ! — J’vas y en trouver !
Il sort par le fond.