Page:Prével et Tréfeu, La Romance de la rose.djvu/8

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OCTAVE.

Jean-Louis !

JEAN-LOUIS.

Monsieur…

FRANCISQUE.

Et nos habits ?…

JEAN-LOUIS.

Ils sont brossés.

OCTAVE.

Mais tu files avec, imbécile !

JEAN-LOUIS.

Tiens, c’est vrai ! les v’là !

FRANCISQUE.

Il nous les flanque à la tête, à présent ? écoute un peu.

JEAN-LOUIS.

J’nons pas le temps… c’est l’heure du flot.

Il sort.


Scène V

OCTAVE, FRANCISQUE.


FRANCISQUE.

Encore un qui a son crabe dans le cervelet…comme toi.

OCTAVE.

Oh ! moi !…

FRANCISQUE.

Ose dire que non !… Voilà trois semaines que nous avons quitté Paris pour venir en passer quatre ici… Dans les premiers jours nous nous amusions comme des poissons dans l’eau, c’est le cas de le dire. Nous faisions des promenades sur la côte Normande, des excursions dans les alentours où j’ai pris tant de croquis délicieux. Tu verras ça, l’an prochain, au salon, et puis crac, tout à coup monsieur devient rêveur… presque taciturne… il descend à peine à la plage une fois par jour à l’heure du bain.

OCTAVE.

Oui, oui, à l’heure du bain !

FRANCISQUE.

Je crois, je fais mieux que de croire, je suis sûr, ma vieille, que tu es amoureux.

OCTAVE.

Amoureux ?… moi ?… de qui ?…