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aujourd’hui; employés pour marquer les repos de la voix plutôt que pour indiquer aux yeux les moindres parties de la phraſe, ils étaient moins nombreux & ſurtout moins fréquemment répétés. On faiſait de la virgule un uſage beaucoup plus ſobre que maintenant ; les deux-points qui ſe placent où nous mettons le point & virgule, qu’on n’employait preſque jamais, ne ſervaient que fort rarement à annoncer une citation ou les paroles de quelqu’un; dans ce cas, on employait indifféremment la virgule ou le point. Quant au point d’interrogation, il était en uſage dès qu’il y avait dans l’enſemble de la phraſe un ſens interrogatif ſi faible & indéterminé qu’il fût; parfois enfin il ſe mettait où nous placerions le point d’exclamation, qu’on ne rencontre pas alors, & que le point ſimple ſuffit ſouvent à remplacer.
Qu’on liſe ſans prévention une page ou deux où cette ancienne ponctuation eſt employée, & l’on se convaincra qu’elle conſerve bien des fineſſes de ſens que celle des nouveaux éditeurs a fait diſparaître. N’en eſt-il pas de même encore aujourd’hui, & telle lettre familière, qu’on trouvera bizarrement ponctuée ſi on la rapproche des règles ſuivies le plus généralement, n’arrive-t-elle pas, par des procédés preſque individuels, à fe faire fort délicatement comprendre?
Nous avons reſpecté auſſi certains efpaces blancs qui marquent un repos plus grand que le point, moindre