Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 3.djvu/132

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et se repose. Pour moi, pris de découragement, je me demande souvent avec inquiétude si ce ne serait pas là le repos de la vieillesse, de la mort ? si cette Italie, qui s’est créé trois fois sa propre civilisation, qui a servi trois fois d’éclaireur à l’Europe, n’en aurait pas fini avec la terre, et si ses destinées ne sont pas remplies ? Puis mon sang bout d’indignation en voyant les nations ingrates se liguer contre leur mère pour creuser sa tombe. Je proteste de toutes les forces de mon âme contre cet œuvre d’iniquité et d’ingratitude ; j’appelle de tous mes vœux la résurrection de l’Italie, et cherchant, pour un présent dont j’ai vu les souffrances, des consolations dans un passé dont les gloires vont au cœur et réchauffent la pensée, j’y trouve pour l’avenir que j’invoque, que nous invoquons tous, des espérances et des garanties.


Ch. Didier.