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VII. FRÉDÉRIC II TRAITE AVEC L’ANGLETERRE SANS LE CONCOURS DE LA FRANCE. [1]

Le prince de Conti vient de jouer les Gille sur les bords du Rhin : il y a une complication de procédés honteux dans sa conduite qui le perdra de réputation. »

C’est en ces termes, exprimant plus d’irritation encore que de surprise, que Frédéric, apprenant la retraite de Conti au-delà du Rhin, annonça à son ministre Podewils sa résolution, cette fois arrêtée, de ne plus rien attendre ni des généraux ni des ministres français, et de se retirer d’un jeu où, laissé seul par son partenaire, il se repentait amèrement de s’être engagé. Mais la conclusion de la lettre n’était pas celle que le timide Podewils eût présumée, car, en lui donnant les instructions nécessaires pour renouer et hâter les

  1. Voyez la Revue du 15 avril, des 1er et 15 mai, des 1er et 15 juin et du 1er août.