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LA VIE 119

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��G'est un fait qu'on remarque souvent dans la vie cles grands hommes, qu'au moment ou tout semble perdu, ou tout est au plus bas, ils sont tout pres du faite. Haendel paraissait vaincu. A cette heure meme, il ecrivait I'ceuvre qui devait etablir sa gloire dans I'univers.

II quitta Londres \ Le lord-lieutenant d'lr- lande Tinvitait a venir diriger des concerts a Dublin. Ge fut, ainsi qu'il dit, « afin d'ofFrir a cette nation genereuse et polie quelque chose de nouveau », qu'il composa le Messie^ sur un poeme de son ami Jennens ^. On avait deja execute plusieurs de ses oeuvres religieuses, a Dublin, dans des concerts de bienfaisance^ Haen-

dans une lettre ationyrae au London Daily Post (voir plus haul), qui veut cxcuser Hrendcl, et qui est bicn le plus cruel affront qu'on put lui faire, — le pave de I'ours, On trouvera cette lettre a la fin du troisieme volume dc Chrysander.

1. Le 4 novembre 1741- H avait encore eu le temps de voir, avant son depart, la reouverture de I'Opcra italien, sous la direction de Galuppi, que soutenait la noblesse anglaise.

2. Hajndelecrivit le Messie, du 22 aout au 14 septembre 1741. — ^ Certains historiens ont voulu lui attribuer la composition du poeme. II n'y a aucune raison pour en enlever I'honneur a Jennens, homme intelligent, aulcur de I'excellent poeme de Belsazar, et qui d'ailleurs n'eut pas adnils c[uc Ha-ndel chan- geat rien au texte qu'il lui donnait. Une lettre du 3i mars 174'* a un ami (citec par Scha^lcher), raontre (ju'il trouvait la mu- sique du Messie a peine digne de son poeme.

3. La grande sociotc musicalc dc Dublin, la Philliarnionic

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