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LA VIE 29

tout changea. Dans son Claudius de 1708, il (it le premier essai barbare d'un melange de textes italiens et de textes allemands. G'etait pour lui pure fanfaroniiade de virtuose, qui voulait mon- trer, comme il le laisse entendre dans sa pre- face, qu'il etait capable de battre les Italiens sur leur propre terrain. II ne se demandait point si c'etait au detriment de Fopera allemand. Hoen- del allait, a son exemple, meler, dans ses pre- miers operas, les airs sur paroles italiennes aux airs sur paroles allemandes ^ ; puis, il n'allait plus ecrire que des operas italiens ; et des lors, son theatre musical fut sans racines, sans peu- ple. Et la sanction de cette erreur fut I'oubli par FAUemagne de Fopera de Keiser et meme dc celui de Hcendel, malgre leur genie a tous deux.

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��Haendel arriva a Hambourg, pendant Fete de 1703. On se le represente, a cet age de sa vie, comme dans le portrait peint par Thornhill, qui est au Fitzwilliam Museum de Cambridge : une figure longue, calme, un peu chevaline : desyeux larges et serieux, le nez grand et droit, le front ample, la bouche energique aux levres gonflees,

I. Certains operas allemands rnelaient le hochdcutsch, le plalldeutschf le francais et I'italien.

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