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CYRANO DE BERGERAC.
Envoi.

Prince, demande à Dieu pardon !
Je quarte du pied, j’escarmouche,
Je coupe, je feinte…

(Se fendant.)

Je coupe, je feinte…Hé ! , donc !

(Le vicomte chancelle ; Cyrano salue.)

À la fin de l’envoi, je touche.

(Acclamations. Applaudissements dans les loges. Des fleurs et des mouchoirs tombent. Les officiers entourent et félicitent Cyrano. Ragueneau danse d’enthousiasme. Le Bret est heureux et navré. Les amis du vicomte le soutiennent et l’emmènent.)

La foule, en un long cri.

Ah !…

Un chevau-léger.

Ah !…Superbe !

Une femme.

Ah !…Superbe ! Joli !

Ragueneau.

Ah !…Superbe ! Joli ! Pharamineux !

Un marquis.

Ah !…Superbe ! Joli ! Pharamineux ! Nouveau !…

Le Bret.

Insensé !

(Bousculade autour de Cyrano. On entend.)

Insensé ! … Compliments… félicite… bravo…

Voix de femme.

C’est un héros !…

Un mousquetaire, s’avançant vivement vers Cyrano, la main tendue.

C’est un héros !…Monsieur, voulez-vous me permettre ?…
C’est tout à fait très bien, et je crois m’y connaître ;
J’ai du reste exprimé ma joie en trépignant !…

(Il s’éloigne.)

Cyrano, à Cuigy.

Comment s’appelle donc ce monsieur ?

Cuigy.

Comment s’appelle donc ce monsieur ? D’Artagnan.