Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 1.djvu/550

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 520 —
1668

Champagne ; les Coligny, les Étauges[1] et plusieurs autres ont paru à l’envi. Il en est à nos Rabutins[2] ; il me paroît de conséquence qu’ils aient de quoi se parer aussi bien que les autres. M. de Caumartin[3] a dit qu’il étoit persuadé qu’il y avoit des titres pour deux noblesses. Cette exagération prétendue m’a paru une médisance. Il me semble que nous avons de quoi faire quatre ou cinq gentilshommes les uns sur les autres. Je vous prie, mon cher cousin, de m’envoyer les copies de tout ce que vous avez ; et pour qu’elles soient plus authentiques, faites-les copier par-devant l’intendant de votre province : ne manquez pas à cela, il y va de l’honneur de notre maison. On ne peut pas être plus vive sur cela que je le suis. Adieu : faites réponse à ceci, je vous écrirai plus à loisir.




  1. sautés en copiant la lettre sur son registre. La suite fait voir qu’il s’agit de Jean du Bouchet, le généalogiste : voyez la note 1 de la lettre suivante.

  2. Voyez la note 3 de la lettre 77.
  3. Les Rabutins de Champagne sont mentionnés de nouveau dans la lettre 85.
  4. Louis le Fèvre de Caumartin, successivement conseiller au parlement, puis maître des requêtes, conseiller d’État et intendant de justice en Champagne. Il assista deux fois, en qualité de commissaire du Roi, aux états de Bretagne. Il était allié et ami du cardinal de Retz. Sa seconde femme, qu’il avait épousée en 1664, Catherine-Madeleine de Verthamon, était sœur de la comtesse de Guitaut, à qui sont adressées plusieurs des lettres de Mme de Sévigné.